








J'aime beaucoup de genre de film classique mais ou ce classicisme fait la part belle à des relations authentiques et indéfectible, avec tout ce qu'il y a d'ambivalent dans les interactions de jeunes de cet âge.
On a des personnages au tempérament bien définit et avec des vies personnelles archétypales : un gosse né d'une famille à la réputation de délinquants ou un père ignorant le seul fils qui lui reste entre autre.
Mais le film est très touchant à travers ce petit voyage existentiel où les jeunes garçons affronteront les petites (ou gigantesques et cauchemardées comme ce chien pour lequel on s'était fait des montagnes d'histoires...) épreuves qui les conduiront vers le but de leur voyage : trouver le corps d'un garçon de leur âge mort.
C'est émouvant parce que tu sens que ces jeunes garçons, surtout celui interprété par Chris Chambers sont détériorés par l'existence qu'ils mènent, on les ressent ces blessures intérieurs ou extérieurs qu'ils finissent par se dévoiler lors d'une crise de nerf ou dans un moment d'intimité entre deux potes plus proches qu'avec les deux autre.
Il y a vraiment cette atmosphère de franche camaraderie dans ce groupe avec cette ambivalence des interactions comme je le disais au début, j'aime les voir se disputer et dans la minute qui suit en voir un insister pour se rabibocher avec son copain.
Ca me rappelle notamment Le Jardin d'été de Shinji Somai qui part du même postulat (même si il n'y a pas de gloire à la clef, c'est juste de la curiosité un peu morbide) avec les mêmes genres de garçons au caractère marqué (il me semble que le petit à lunette voue un culte très excessif à son père, au point de mentir sur ce qu'il fait) et une quête initiatique et ludique délimité par ce jardin.
Bref si quelqu'un a apprécié cette adaptation de Rob Reiner je lui conseille le Somai.
Et même si le parcours de ces 4 garçons est d'avantage plus long et plus variés en émotions ( il y a de bons moments bien stressants quand même ! brrr ces sangsues) on a l'impression d'être dans une petite ville cocon où tout semble malgré tout très proche, imbibé de moments forts et de merveilleux souvenirs, c'est ça la nostalgie de l'enfance, c'est mélancolique mais ça ne fait pas souffrir comme sentiment au contraire, ça nous aide à avancer.
Ah mais d'accord, le petit enrobé, c'est Jerry O'Connell. 