







Ah OK, la moyenne de fou sur IMDb... 
Aronofsky 💩💩
Ah OK, la moyenne de fou sur IMDb...
Aronofsky 💩💩
La critique est pas tendre avec le film pourtant (mais elle l'est pas non plus avec le dernier Paul Schrader). A qui se fier !
La vidéo du standing ovation et Brandon Fraser qui en pleure, ça fait tellement plaisir pour lui 
Je me suis souvent posé la question suivante: si je devais faire un film pour faire chialer, une prise d'otage émotionnelle, comme dirait un vidéaste de ce site, comment je m'y prendrais.
Je pourrais détailler mon idée, mais en tout cas Darren nous a donné un bon tuto avec cette daube. Lui qui est réputé pour sa finesse et sa subtilité c'est parfait.
Déjà faut un personnage qui inspire la pitié, c'est la base. Aronofsky propose ici un homme en obésité morbide qui a du mal à se mouvoir, qui a un souffle au coeur énorme, et qui galère à faire la moindre petite action. On était sur une bonne base et en plus il est mourant. Les fondations sont solides.
Il faut un passé tragique, et on l'a en double exemplaire, déjà avec sa famille qu'il a abandonné pour un homme qui va se suicider. On mélange ça à une fille insupportable et c'est parfait.
Petit discours idiot sur la foi par ci, petit discours sur l'authenticité et le fait de se dévoiler par-là (en plus on a cette belle scène où ce prof en ligne dévoile son visage, la métaphore est pas du tout grossière).
Un peu de musique, et les violons doivent être de sortis, c'est la base de la musique mélodrame.
On a un acteur qui en fait des tonnes, il aura bien mérité son Oscar le Brendan. Une des fins les plus ridicules pour nous achever. Et ça chiale.
Ce dispositif marche. Dans ma salle, deux femmes derrières étaient en train d'essuyer leurs larmes à la fin. Un syndrome de Stockholm cinématographique.
Ca marchera sur certains, mais bon. J'ai du mal à chialer quand on m'y incite à ce point.
Message éditéVu hier soir. Après avoir vu le très bon "The Son" de Zeller, il fait forcément doublon, en moins bien.
Le film n'est pas exempt de qualités, l'utilisation de la musique, particulièrement sur la première scène où il se lève avec son déambulateur est exceptionnelle. Le maquillage bien sûr, et les interprétations, en particulier celle de l'infirmière et de son ex-femme (Samantha Morton!) sont aussi à noter et à applaudir.
Mais au niveau de l'écriture c'est quand même vraiment pas fou. C'est bien balourd, et à aucun moment vraisemblable.
On passera sur cette fin avec ce plan hideux, un plan sur la plage aurait amplement suffit.
Gros buzz autour du film après sa projection à Venise et particulièrement la performance de Brendan Fraser. On en parle d'un come-back improbable assez incroyable. Curieux de voir ça...