La qualité de La Troisième Guerre c'est avant tout ses scènes de patrouilles, où il ne se passe rien, où les légionnaires s'ennuient, demandent 150 autorisations pour faire le moindre truc, sont finalement totalement impuissants face au mal qui les entoure parce qu'ils n'ont pas le droit d'agir. Impuissance qui les conduit forcément à être un peu houspillés par la population qui ne comprend pas à quoi peuvent bien servir ces militaires affectés au plan vigipirate.
Par contre j'avoue que toute l'introspection du personnage principal parlant en voix off sur le répondeur une fille qu'il ne connait je trouve juste que ça ne fonctionne pas, c'est lourd. Et c'est dommage parce qu'on avait là quelque part le Jarhead français, un film sur l'ennui des militaires, des mecs qui ont signé pour de l'action et qui se retrouvent dans l'inverse de l'action : la routine... le néant... déambuler pendant des heures dans Paris, inutiles.
De la même manière que la voix off est un peu lourdingue, sa perte de contrôle progressive aurait également pu être plus subtile, histoire que l'on ait moins l'impression de voir un scénario défiler sous nos yeux avec les différents passages obligés.
Néanmoins la scène de boîte de nuit, où le héros essaye de draguer en se vantant et en expliquant à quel point il est essentiel, alors qu'on a bien vu qu'il ne sert à rien et que lui même a pu constater son inutilité arrive à être plutôt bien amenée et parvient à montrer un mec qui finit par croire à ses propres mensonges.
Disons que l'idée est là, mais que l'exécution peine la faute à une mise en scène qui aurait pu être plus inspirée, mais surtout à scénario qui n'a pas conscience de sa force.
La qualité de La Troisième Guerre c'est avant tout ses scènes de patrouilles, où il ne se passe rien, où les légionnaires s'ennuient, demandent 150 autorisations pour faire le moindre truc, sont finalement totalement impuissants face au mal qui les entoure parce qu'ils n'ont pas le droit d'agir. Impuissance qui les conduit forcément à être un peu houspillés par la population qui ne comprend pas à quoi peuvent bien servir ces militaires affectés au plan vigipirate.
Par contre j'avoue que toute l'introspection du personnage principal parlant en voix off sur le répondeur une fille qu'il ne connait je trouve juste que ça ne fonctionne pas, c'est lourd. Et c'est dommage parce qu'on avait là quelque part le Jarhead français, un film sur l'ennui des militaires, des mecs qui ont signé pour de l'action et qui se retrouvent dans l'inverse de l'action : la routine... le néant... déambuler pendant des heures dans Paris, inutiles.
De la même manière que la voix off est un peu lourdingue, sa perte de contrôle progressive aurait également pu être plus subtile, histoire que l'on ait moins l'impression de voir un scénario défiler sous nos yeux avec les différents passages obligés.
Néanmoins la scène de boîte de nuit, où le héros essaye de draguer en se vantant et en expliquant à quel point il est essentiel, alors qu'on a bien vu qu'il ne sert à rien et que lui même a pu constater son inutilité arrive à être plutôt bien amenée et parvient à montrer un mec qui finit par croire à ses propres mensonges.
Disons que l'idée est là, mais que l'exécution peine la faute à une mise en scène qui aurait pu être plus inspirée, mais surtout à scénario qui n'a pas conscience de sa force.