Après The Father, qui m'avait vraiment très ému, Zeller revient avec une nouvelle adaptation d'une de ses pièces, dans un registre similaire sur le ton (on est toujours dans un drame intimiste à portée universelle) mais bien assez différent sur la forme. Ici, plus de place pour les expérimentations esthétiques ou le montage de scènes cryptiques. On est dans quelque chose de l'ordre d'une réalisation plus classique.
Zeller s'intéresse de nouveau à un esprit malade mais reste cette fois-ci à distance. Les thématiques de la dépression adolescente ainsi que le caractère générationnel des traumatismes de l'enfance seront explorés du point de vue extérieur (celui des parents) et plus particulièrement à travers le regard du père. Il essaie de comprendre, il s'obstine et fait face désespérément à la situation, qui le dépasse complètement. Il est pourtant plein de bonne volonté mais incapable de trouver la solution ni de comprendre le mal-être qui habite son fils.
On se retrouve face à un adolescent littéralement dévoré de l’intérieur par une profonde tristesse qu’il ne parvient même pas à expliquer. Bien trop conscient de son enfer, il en en viendra même à manipuler son monde. Lui, tout d'abord, ses proches, aussi, par lien de cause à effet.
Certaines scènes sont vraiment très réussies (celle de la danse, de l'hopital ou encore du diner avec Anthony Hopkins dans un mini role magistral). Le le film se laisse voir sans trop de difficultés.
Je pense que certains pourront émettre quelques réserves sur l'utilisation des "violons" un peu trop tire-larmes, sur le jeu d'acteur de l'ado en question parfois pas toujours très juste (problème de direction d'acteur ou d'écriture, je ne parviens pas à trancher), ou encore sur une fin un brin "too much", qui se pense un peu trop maligne qu'elle ne l'est vraiment. A part ça, je le trouve réussi dans le sens où il parvient à raconter comment la culpabilité nous rend aveugle et nous questionne sur le fait que les difficultés liées à la santé mentale frappent tout le monde.
Et puis, je dois l'avouer, j'ai versé ma petite larme. Ca a donc été efficace sur moi.
Après The Father, qui m'avait vraiment très ému, Zeller revient avec une nouvelle adaptation d'une de ses pièces, dans un registre similaire sur le ton (on est toujours dans un drame intimiste à portée universelle) mais bien assez différent sur la forme.
Ici, plus de place pour les expérimentations esthétiques ou le montage de scènes cryptiques. On est dans quelque chose de l'ordre d'une réalisation plus classique.
Zeller s'intéresse de nouveau à un esprit malade mais reste cette fois-ci à distance. Les thématiques de la dépression adolescente ainsi que le caractère générationnel des traumatismes de l'enfance seront explorés du point de vue extérieur (celui des parents) et plus particulièrement à travers le regard du père. Il essaie de comprendre, il s'obstine et fait face désespérément à la situation, qui le dépasse complètement. Il est pourtant plein de bonne volonté mais incapable de trouver la solution ni de comprendre le mal-être qui habite son fils.
On se retrouve face à un adolescent littéralement dévoré de l’intérieur par une profonde tristesse qu’il ne parvient même pas à expliquer. Bien trop conscient de son enfer, il en en viendra même à manipuler son monde. Lui, tout d'abord, ses proches, aussi, par lien de cause à effet.
Certaines scènes sont vraiment très réussies (celle de la danse, de l'hopital ou encore du diner avec Anthony Hopkins dans un mini role magistral). Le le film se laisse voir sans trop de difficultés.
Je pense que certains pourront émettre quelques réserves sur l'utilisation des "violons" un peu trop tire-larmes, sur le jeu d'acteur de l'ado en question parfois pas toujours très juste (problème de direction d'acteur ou d'écriture, je ne parviens pas à trancher), ou encore sur une fin un brin "too much", qui se pense un peu trop maligne qu'elle ne l'est vraiment. A part ça, je le trouve réussi dans le sens où il parvient à raconter comment la culpabilité nous rend aveugle et nous questionne sur le fait que les difficultés liées à la santé mentale frappent tout le monde.
Et puis, je dois l'avouer, j'ai versé ma petite larme. Ca a donc été efficace sur moi.