Encore un très beau western crépusculaire avec des personnages aux relations complexes et un univers qui déconstruit le manichéisme. Finalement le western prend à contre-courant pas mal de passages obligés du genre, sur les scènes d'amour, la caractérisation des héros, le grand propriétaire, etc... Tout se passe dans un univers très réduit (des ranch(s ?), une petite ville, quelques personnages) et pourtant c'est une surprise constante car le film a finalement plus de liberté. On parle de choses franchement, les thématiques osent, on ressort les fantômes de la Sécession ainsi ceux de la terrible violence de l'Ouest, illustrée ici par un John Cassavetes au personnage subtilement perverti, devenu terriblement mauvais sans l'être complètement.
Et c'est beau, ces paysages, avec cette barrière montagneuse enneigée qui apparait comme le bout du monde, ce duel final dans un champ fleuri... C'est également quelque chose que j'aime beaucoup dans le western crépusculaire : on y décrit souvent des choses laides mais ça reste très beau. D'autant plus avec la très belle musique d'Elmer Bernstein, dont la chanson d'introduction ne manque pas de l'inévitable (et très belle) touche mélancolique. Et quel beau titre en Anglais, Saddle the Wind !
Et c'est beau, ces paysages, avec cette barrière montagneuse enneigée qui apparait comme le bout du monde, ce duel final dans un champ fleuri... C'est également quelque chose que j'aime beaucoup dans le western crépusculaire : on y décrit souvent des choses laides mais ça reste très beau. D'autant plus avec la très belle musique d'Elmer Bernstein, dont la chanson d'introduction ne manque pas de l'inévitable (et très belle) touche mélancolique. Et quel beau titre en Anglais, Saddle the Wind !