Anecdote : Woody Allen a appelé Louis CK pour lequel il avait écrit un rôle. Mais lors de l'audition, il s'est complètement foiré visiblement et ne convenait pas du tout dans le rôle d'un gars un peu bourrin. Finalement le rôle a été donné à un pote de Louis CK, Andrew Dice Clay, mais il aura quand même un petit rôle, puisque Woody voulait qu'il soit dans le film.
[lien]http://www.youtube.com/watch?v=FER3C394aI8[/lien] du trailer sorti aujourd'hui! Espérons qu'il nous ponde quelque chose de plus potable que To Rome With love
Je me souviens que t'avais la même haine contre Woody Allen lors de la sortie de Minuit à Paris castor, je sais pas d'où elle vient mais au final t'avais aimé
Ouais du coup je vais t'expliquer, j'avais une haine contre Allen pour Minuit à Paris et finalement c'était pas mal du coup je suis allé voir To Rome With Love sans aprioris en me disant que ça allait être pas mal. Raté, c'était juste chiant et inintéressant au possible, y avait aucun intérêt. L'autre jour je suis tombé sur la bande-annonce du film (qui dure 5 minutes tellement on voit tout) et bon sang ce que ça avait l'air nul à chier, sérieusement.
Alors d'accord c'est mal de juger un film sur sa bande-annonce (SuperLeprodiss, à la rescousse) mais je pense qu'il devrait y avoir des limites parce que là on frôlait le suicide du spectateur.
Mais bon il faudrait que je demande à James3000 (qui n'est pas sur CL) ce qu'il en a pensé parce qu'il avait l'avp hier.
Les premiers retours sont vraiment bons, que ce soit la presse écrite ou sur le net.
Moi comme castor, la B.A m'a ennuyé à mourir, le pitch ne m'emballe absolument pas et le cast encore moins. J'ai vraiment du mal avec ses derniers films, j'ai donc peur de véritablement l'enterrer si c'est une nouvelle déception et en même temps envie de me réconcilier avec Woody.
Un très bon cru, sans problème parmi les meilleurs des dernières années à mon avis.
Le sujet (une milliardaire ruinée retourne chez les ploucs) pouvait faire craindre le pire. Alors qu'ils apparaissent au départ caricaturaux, les personnages se révèlent pourtant tous être des personnages de tragédie (répétant toujours les mêmes erreurs) beaux et complexes. J'ai personnellement un petit faible pour Bobby Cannavale et Andrew Dice Clay, des seconds rôles magnifiques, personnages de prolos beaufs au grand coeur, à la fois loosers et dignes.
Rarement Allen n'aura été à la fois aussi drôle et aussi noir. La scène où l'on apprend, au détour d'un dialogue potache, ce qu'il est advenu du pseudo Bernard Madoff du film (Baldwin), est par exemple un sommet d'humour (?) noir.
Et puis, surtout, Cate Blanchett est géniale (à noter, d'ailleurs, Blue Jasmine est, peut-être avec Match Point, l'un des très rares films de Woody sans Woody, où aucun acteur ne joue "à la Woody"). Constamment sur la corde raide, elle donne l'impression de pouvoir basculer dans la folie profonde à chaque réplique, jusqu'à ce plan où elle se retrouve sur un banc, à moitié folle et définitivement seule. L'écran noir et le générique qui suivent sont tétanisants.
La vie une fable, racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. Woody le pessimiste, le misanthrope, le sait mieux que quicoque. Il nous l'a dit et répété (cf le "Tall Dark Stranger"). Et ça ne le fait plus rire du tout.