Un film à revoir, j'étais à moitié endormi devant, en tout cas au niveau des chorégraphies c'est du très très grand art, le film est très typé oldschool mais les mouvements et attaques sont d'une rapidité et d'une violence que je n'avais pas imaginé pour ce genre de Kung Fu Pian.
Il n'y a pas un seul combat à main nue, 95% des combats se déroulent au bâton et connaissant Liu Chia-Liang pour sa maîtrise extrême de cette même arme ( le gros combat Sammo/Liu dans Pedicab Driver ou Jackie/Liu dans Drunken Master ) on ne pouvait s'attendre qu'à des affrontement de hautes volées et à ce niveau là il n'y a aucune déception, ils n'ont pas prit une ride... agréablement surpris sur ce point là .
Le final est anthologique, c'est un film très violent et Liu Chia Liang se permet des choses assez hard, le type se lâche complètement, arrachage de peau, de dents, mitrailleuse de bambou... c'est une oeuvre vengeresque jusqu'au boutiste on peu le dire, dommage que la forme soit aussi Kitch, ça casse un peu le délire.
Les combats sont vraiment d'anthologie , en plus ils sont nombreux , le film de la Shaw le plus dynamique que j'ai vu , et ça fait vraiment toute la force du film .
Film testamentaire de la Shaw Brothers, alors sur le point de fermer sa filiale cinéma suite à l'échec commercial retentissant de Twinkle Twinkle Little Star et à la périclitation de la majorité de ses formules les plus populaires (à commencer par le film de kung fu et le Wu Xia Pian), Eight Diagram Pole Fighter (on repassera sur le titre français complètement à côté de la plaque) marque la fin d'une époque mais aussi celle d'un genre : le film shaolin, le film d'apprentissage où des moines apprennent à maîtriser leurs pulsions et à atteindre la paix intérieure via la pratique des arts martiaux... Un genre inventé par Liu Chia Liang en 1976 avec le matriciel 36th Chamber of Shaolin, un chef d'oeuvre qui ouvra ensuite la voie aux films fondateurs du nouveau cinéma hongkongais : Le moine d'acier et Warriors Two de Sammo Hung, et Drunken Chinois et Le chinois se déchaine de Yuen Woo-Ping.
Quel plaisir donc de voir Liu Chia Liang dynamiter le genre qu'il à lui-même créé dans ce Eight Diagram Pole Fighter, déluge incessant de violence et de brutalité où il ne reste que bien peu de place pour le respect des arts martiaux et la paix intérieure ; valeurs morales pourtant omniprésentes dans la filmographie du maître. Ici, il est question de vengeance, et quelle vengeance! Les scènes de combat sont absolument vertigineuses ; à commencer par la scène d'ouverture, monument de découpage et de violence chorégraphique, où la force des coups se mêle à la grâce des mouvements (de personnages et de caméras) ; et pour finir avec la séquence finale hallucinante, véritable holocauste au bâton shaolin ou une foule de bandits insignifiants se fait édenter dans une tempête d'éjaculations de sang et de lancers de bâtons. Tout un programme.
Malheureusement, entre deux scènes d'anthologie, il faut supporter une intrigue secondaire tout à fait inintéressante et ridicule à souhait ; où l'on suit la démence du sixième des sept frères Yang. Le rythme, malheureusement, en pâtit un peu, et si le film vaut surtout pour ses scènes d'action monumentales, on regrettera quand même l'absence de personnages mieux caractérisés, de relief dans le scénario et de véritable maîtrise narrative.
Pour autant, ça ne devient jamais vraiment gênant, et si ces quelques tares empêchent au film d'atteindre le rang de chef d'oeuvre du Kung Fu Pian, il en demeure un spectacle monumental réalisé d'une main de maître par le père fondateur du genre, qui semble n'avoir aucune hésitation à tuer froidement et brutalement son enfant rendu malade par 8 ans d'exploitation commerciale insensée. Indispensable.
A noter que ce film et Saving General Yang de Ronny Yu sont basés sur la même histoire, et que le film de Ronny Yu s'inspire assez ouvertement de celui de Liu Chia Liang. La preuve qu'il est donc malgré ses défauts un film très important.
Ah je m'attendais à ces détails graphiques. Sinon, vertigineux à souhait, ces chorégraphies. (même si le début, tout en étant dynamique, faut vraiment accepter comment les coups font semblant de toucher les ennemis.)
On retient aussi Gordon Liu au bâton VS Maître bouddhiste à la statue kawaii de loup.
Oui, faut subir la démence du 6e frère et son rire insupportable... (du moins en cantonnais)Message édité
Il n'y a pas un seul combat à main nue, 95% des combats se déroulent au bâton et connaissant Liu Chia-Liang pour sa maîtrise extrême de cette même arme ( le gros combat Sammo/Liu dans Pedicab Driver ou Jackie/Liu dans Drunken Master ) on ne pouvait s'attendre qu'à des affrontement de hautes volées et à ce niveau là il n'y a aucune déception, ils n'ont pas prit une ride... agréablement surpris sur ce point là .
Le final est anthologique, c'est un film très violent et Liu Chia Liang se permet des choses assez hard, le type se lâche complètement, arrachage de peau, de dents, mitrailleuse de bambou... c'est une oeuvre vengeresque jusqu'au boutiste on peu le dire, dommage que la forme soit aussi Kitch, ça casse un peu le délire.