Je peux pas dire que ça vaille le déplacement. Sur la forme c'est pas assez intéressant pour tenir et sur le fond hormis quelques anecdotes marrantes et des documents montrant la famille Lynch ya rien qu'on ne puisse trouver ailleurs en se renseignant un peu. D'ailleurs je pense que le projet du film à l'origine c'est surtout de montrer d'autres facettes de Lynch mais ça ne marche pas trop parce que certes on voit plein de peintures du bonhomme (et on le voit travailler) mais il n'y a pas de discours dessus, ça sert juste à appuyer visuellement une anecdote de Lynch. Et on ne parle pas de sa musique non plus (que je ne connais pas, donc ça aurait pu m'intéresser). Ni de cinéma (enfin si un peu mais là encore il n'y a pas de réelle explication).
Bizarrement j'aime beaucoup le cinéma de Lynch mais le bonhomme a l'air complètement inconscient de ce qu'il fait, ma remarque dépasse le seul cadre du film mais je n'ai pas souvenir d'avoir vu ou lu quelque part quelque chose de cohérent quant au pourquoi de l'oeuvre si particulière qu'il a patiemment construit. Aussi ça ne m'étonne qu'à moitié que le film ne réponde pas aux questionnements qui agitent les spectateurs.
Assez convaincu par ce documentaire dont le dispositif m'a directement scotché. Un plan où David Lynch est assis face à un micro qui ne sera pas tellement utilisé visuellement parlant mais fera plutôt office de voix off durant tout le documentaire. L'image est soignée comme il faut, ça se permet d'instaurer une atmosphère de temps suspendu en mettant en scène Lynch en train de créer: il peint, il perce, il ponce, il dessine, il modèle sa pâte (toujours en fumant comme pas permis). Très peu connaisseur de sa vie, c'est avec un certain intérêt que j'ai écouté ses anecdotes, de son enfance à son adolescence jusqu'à ses premiers pas de cinéaste. L'ambiance même du documentaire s'inscrit dans la lignée de l'univers de Lynch, via un montage - sonore et visuel - en belle adéquation avec ce dernier. Une jolie découverte malgré une petite longueur que s'est faite sentir dans la dernière demi-heure du film.
Bizarrement j'aime beaucoup le cinéma de Lynch mais le bonhomme a l'air complètement inconscient de ce qu'il fait, ma remarque dépasse le seul cadre du film mais je n'ai pas souvenir d'avoir vu ou lu quelque part quelque chose de cohérent quant au pourquoi de l'oeuvre si particulière qu'il a patiemment construit. Aussi ça ne m'étonne qu'à moitié que le film ne réponde pas aux questionnements qui agitent les spectateurs.