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The Magic Crane

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Commentaires
13/05/2019 22:55:53
La même année de sortie que Green Snake et Blade of fury ou Iron Monkey et celui-ci se fait un peu moins remarqué... c'est un pur Wu xia estampillé Film Workshop avec toutes les qualités qu'on connait du studio et un Benny Chan à la réalisation qui nous pond son meilleur film.

C'est vachement bon comme film, ça fait quelques années que je me suis plus maté de Wu Xia pian de la workshop et ça réveille de très bon souvenirs (je vais me refaire la trilogie Swordsman du coup).
On a droit à des chorégraphies survoltés et à priori pour une fois c'est pas Ching Siu-Tung aux chorégraphies mais un de ses assistants, bah il se débrouille vachement bien quand même, c'est un enchantement visuel à chaque instant où les sabres s'entrechoquent, je crois même que les plus beaux moments ce sont ceux où justement les sabres sont laissés de côtés et où les décors s’exécutent à la place : je pense à ce magnifique ballet drapé où lyrisme côtoie une bonne touche de comédie sans jamais que ce dernier rende le tout lourdingue ou ce combat d'instrument de musique qui fait jaillir des vagues immenses sur un bateau à l'ambiance si bleuté que j'affectionne tant. D'ailleurs en parlant d'humour, le film est quand même très drôle et je ris pas souvent devant un film HK (excepté chez Stephen Chow...).
Il y a tout ce que je kiff dans ce cinéma, des combats (avec des instruments de musiques! ), des mouvements surréalistes, une histoire d'amour (pourtant c'est pas un monument d'écriture mais comme dab en l'espace de quelques scènes ce genre d'histoire devient magnifique : Merci à la belle Anita Miu surtout), des sommets de lyrismes et un rythme spectaculaire où on te fourre absolument tout.
On part quand même d'une espèce de réunion entre plusieurs écoles d'art martiaux pour abandonner cette thématique et finir sur quelque chose de complètement différent, en passant par une multitude d'événements dont un avec un vieux artiste martial enchaîné dans une grotte depuis des années, c'est juste génial :rire: , et il y a même de l’érotisme, assez inattendu pour ma part et sans véritable logique mais c'est provocant et ça rajoute une couche de plus bien jouissive à l'ensemble.
Le plus fou c'est que même les Fx ne m'ont pas choqué, même la grue en papier mâché m'a paru attachante...

C'était vraiment cool! et puis Tony Lung qui est face à un dilemme à la fin et qui te trouve LA solution :rire: :rire: , un vrai bonhomme !
13/05/2019 23:05:31
'C'était vraiment cool! et puis Tony Lung qui est face à un dilemme à la fin et qui te trouve LA solution , un vrai bonhomme !'

C'est pas un truc debilos genre il ouvre un harem pour toutes ses gonzesses? :hap:
13/05/2019 23:10:58
On en est pas encore là mais si il y avait une suite, pour sur qu'il s’arrêterait pas en si bon chemin :hap: , je mets quand même en spoiler même si c'est très con je m'attendais à une fin douce amer, au vu du triangle amoureux mais le mec se fait pas chier, il va épouser les deux :rire: , son dépucelage lui fait pousser des ailes ça me tue rien que d'y penser Message édité
13/05/2019 23:41:01
Ah mais oui le harem c'est dans Diary of a Big Man :hap:
06/02/2025 14:03:23
Avis

Encore une super découverte. Je me demande quelle a été l’influence de Hark car on ressent clairement la marque de ses productions de l’époque. C’est un mélange détonnant de combats, de fantasy et de comédie qui arrive encore par un cocktail propre au cinéma hongkongais à balancer tout cela avec harmonie et sans jamais que le côté ultra-délirant ne vienne déforcer les enjeux dramatiques.

J’adore cette esthétique surréaliste à base d’éclairages bleutés, de fumée omniprésente, de plans inclinés… Il y a une multitude de trucages qui ne sont pas forcément réussis mais qui contribuent pleinement au charme de l’ensemble, qu’il s’agisse des animaux ou des manifestations des pouvoirs des personnages. C’est une espèce de poésie du carton-pâte qui me parle beaucoup. Tout ça est sublimé par un découpage nerveux mais toujours très clair et qui rend à ces chorégraphies survoltées toute leur majesté. Il y a une constante impression de puissance et d’iconisation des combattants, particulièrement lors des duels des guerrières musiciennes qui sont assez virtuoses.

Mais le film est aussi maîtrisé quand il s’agit de mettre en scène le burlesque qui tourne plutôt autour du personnage de Tony Leung et de son maître, le film offre quelques moments bien délirants et les sous-titres approximatifs de ma version n’ont fait qu’accentuer le sentiment de joyeux bordel de la chose.

Donc voilà, c’est vraiment un excellent divertissement, porté par de beaux personnages qui parviennent à être aussi drôles qu’attachants, des méchants dégueulasses qu’on adore voir se faire latter, de grands enjeux de récit lyrique… Que demander de plus franchement ?
15/02/2025 15:01:11
Avis

The Magic Crane fait partie de cette catégorie de divertissement hongkongais dont la décomplexion foncière et la liberté de ton dézinguent les barrières du kitsch pour ne plus laisser place qu'à une enivrante sensation de flottement béat.

Flotter est d'ailleurs le terme approprié pour un film dont l'élément de l'air constitue la colonne vertébrale thématique et formelle. Dans le film de Benny Chan, les personnages performent des sauts de plusieurs mètres de hauteur, se transforment graphiquement en tornades de couleurs vives et chevauchent des grues en carton pâte sans que jamais la sacro-sainte suspension d'incrédulité soit remise en question.

Tout ça évidemment dans le but de se défaire de lourdes chaînes - qu'elles soient héréditaires ou culturelles, thématique fondamentale du wu xia pian - dans un mouvement d'émancipation qui ignore les lois de l'attraction terrestre. Un représentant dantesque et jubilatoire du genre.