Oui on est presque au niveau d'Elephant (dont il fait le parfait compagnon de diptyque). Les rares dialogues tiennent principalement du charabia militaire "zero-four-one over".
J'avais vu un docu sur Clarke, en France on a l'idée qu'Elephant est un OVNI car sans dialogue alors que Clarke en fait en faisait sa méthode de boulot (un peu comme Melville qui faisait des films plus "abstraits")
C'est con, j'avais pas kiffé Scum et je n'avais pas l'intention de continuer Clarke, mais un commentaire sur l'absence de dialogue dans ce film et j'ai envie de voir tout ce qu'il a fait.
Je dois être complètement bipolaire en fait.
Ouais, en gros Gus van Sant reprend l'idée à sa façon (et le titre), les deux styles sont différents. van Sant le fait avec le contexte de Columbine en suivant des ados qui causent. Le Clarke fait plus documentaire, caméra épaule, image télé. Y a même pas de contexte ni de dialogue (sauf deux types qui s'échangent deux phrases mais y a aucun intérêt à les comprendre). Mais oui, on voit la même chose dans les deux : des mecs qui marchent et des coups de feuMessage édité
J'ai le 9 facile, mais il n’empêche que j'adore ce que fait Alan Clarke, et entre l'audace formelle et narrative et la performance exceptionnelle de Sean Chapman, difficile pour moi de ne pas être enthousiasmé. D'autres notes sur Clarke sont à prévoir, je rattrape le coffret BFI pendant les vacances.