Bon... si on en croit les avis en provenance de Venise (et tous sans exception jusqu'à maintenant), on tient là un des plus grands films du cinéaste. L'attente va être longue.
Citons juste rapidement les Inrocks :
"Le très classieux Tsui Hark réussit aussi son Detective Dee and the mystery of Phantom flame, mélange de cinéma commercial hongkongais (de haut niveau) et de poésie de l’image, entre film d’aventures brillant et pamphlet politique. Epatant, profondément romanesque, très beau, réjouissant lui aussi, on dirait un peu un épisode de la Guerre des étoiles ou Le nom de la Rose avec de l’humour, de l’invention, des ballets magnifiques (là aussi on se court après avec des sabres en sautant sur les murs), un talent graphique, un talent que n’ont ni Lucas ni Annaud."
" Difficile de ne pas établir de comparaison entre le dernier Tsui Hark et la co-réalisation de John Woo et Su Chao-Pin, présentée vendredi dernier hors-compétition. Difficile de ne pas voir que le premier réussit partout où le second s'était planté. L’inventivité bouillonnante de Tsui Hark, alliée aux chorégraphies géniales du grand Sammo Hung, perturbent le wu xia pian par un mélange de genres détonnant - pour aller vite, du récit d’aventures au whodunnit - et qui ravive, pendant deux heures, la flamme du Hong-Kong des années 1980. Une énergie feuilletonnesque, faite de magie, de guerre de clans, d’animaux qui parlent, de complots, de pantins mécaniques, secoue le film d’une rafale de rebondissements invraisemblables. Le récit, emberlificoté à mort, n’est pas qu’un prétexte à aligner des combats – mais aussi tout un tas de situations chorégraphiées – dont l’élégance et la complexité communiquent, d'ailleurs, une véritable jubilation. "