







Je rejoins totalement les commentaires précédents... la partie centrale est ratée, ou contraste trop avec le reste. J'avais juste envie de passer vite plus loin.
Elle est magnifique la deuxième partie, tout autant que la première. J'ai juste moins aimé la dernière.
J'ai toujours beaucoup goûté au style de HHH, ces longs plans-séquences qui laissent patiemment le récit poindre au coeur du quotidien, du banal. Les événements perturbateurs arrivent presque par accident dans le plan. Une approche très tarkovskienne de l'image-temps qui sied assez bien à mes propres conceptions et que j'avais donc hâte de redécouvrir. Sauf que Hou s'essaie ici à une forme qui ne le convient guère, le film à sketchs, où le temps et l'espace diégétiques sont morcelés par principe, avec comme écueil majeur l'écart qualitatif entre les différentes parties, et qui est ici assez saisissant : la partie centrale muette est un gros raté, essentiellement parce que le cinéma d'HHH a besoin du son, question d'immersion, son absence venant souligner au marqueur rose fluo l'artificialité du travail de mise en scène, ce que les principes de réalisation d'HHH tendent à masquer le plus possible.
Partiellement raté, donc, et ce même malgré la présence de Shu Qi, une prestidigitatrice qui par son seul charisme crée parfois l'illusion que tout fonctionne.