Question hermétisme Bullet Ballet ça me parait plus abscons, je viens de le revoir et un second visionnage aide beaucoup. Comme je disais quand tu prends sa filmographie dans son ensemble tu prends beaucoup de plaisir à revenir sur certains films, ses obsessions gagnent une belle épaisseur.
Je ne suis pas un fin analyste mais comment avec ses autres films il est question d'un salary man à la vie assez stérile, inertie que l'on retrouve dans sa vie privé, sa vie professionnel, l'environnement clinique dans lequel il évolue (où toute impureté est proscrite) et bien entendu son propre corps.
Il est souvent question de traumatisme chez Tsukamoto, une commotion souvent extrême qui permet aux personnages Tsukamonesque de se sentir revivre même si ici on comprend bien via le flashback qu'il a fini par l'oublier et rentrer dans le moule.
Il est souvent question de gémellité dans son cinéma mais c'est une première qu'une femme s'immisce au milieu de tout ce bordel. Elle est manipulatrice et sadique, pour le premier point je ne sais pas si c'est volontaire de sa part ou non mais elle prend un malin plaisir à balader les deux frères (de sang dans la vraie vie), se jouant de l'un et de l'autre, c'est elle qui alimente la jalousie de Tsukamoto et le pousse à se mettre à la boxe et c'est elle qui débloque son frère menant une vie sportive ascétique mais bloqué lui aussi à un certain point.
Tout le monde est gagnant dans cette histoire mais avec d'importants stigmates, c'est aussi ça qui est génial parce que complètement extrême et tordu avec ce réalisateur, mieux vaut être un monstre défiguré dans une société aseptisé, un Freak qui suinte la mort et qui assume sa monstruosité (le dernier plan sur Tsukamoto), ses déviances, son masochisme plutôt que Monsieur propre rangé dans une belle boite industrialisé et mécanique où la moindre altération est rayé de la carte (le fameux chat).
Merci pour ces quelques pistes (bon le côté freak vs société aseptisée ça m'a bien marqué malgré tout, la comparaison avec Fight Club fait sens), j'essayerai d'y penser en voyant d'autres de ses films
Question hermétisme Bullet Ballet ça me parait plus abscons, je viens de le revoir et un second visionnage aide beaucoup. Comme je disais quand tu prends sa filmographie dans son ensemble tu prends beaucoup de plaisir à revenir sur certains films, ses obsessions gagnent une belle épaisseur.
Je ne suis pas un fin analyste mais comment avec ses autres films il est question d'un salary man à la vie assez stérile, inertie que l'on retrouve dans sa vie privé, sa vie professionnel, l'environnement clinique dans lequel il évolue (où toute impureté est proscrite) et bien entendu son propre corps.
Il est souvent question de traumatisme chez Tsukamoto, une commotion souvent extrême qui permet aux personnages Tsukamonesque de se sentir revivre même si ici on comprend bien via le flashback qu'il a fini par l'oublier et rentrer dans le moule.
Il est souvent question de gémellité dans son cinéma mais c'est une première qu'une femme s'immisce au milieu de tout ce bordel. Elle est manipulatrice et sadique, pour le premier point je ne sais pas si c'est volontaire de sa part ou non mais elle prend un malin plaisir à balader les deux frères (de sang dans la vraie vie), se jouant de l'un et de l'autre, c'est elle qui alimente la jalousie de Tsukamoto et le pousse à se mettre à la boxe et c'est elle qui débloque son frère menant une vie sportive ascétique mais bloqué lui aussi à un certain point.
Tout le monde est gagnant dans cette histoire mais avec d'importants stigmates, c'est aussi ça qui est génial parce que complètement extrême et tordu avec ce réalisateur, mieux vaut être un monstre défiguré dans une société aseptisé, un Freak qui suinte la mort et qui assume sa monstruosité (le dernier plan sur Tsukamoto), ses déviances, son masochisme plutôt que Monsieur propre rangé dans une belle boite industrialisé et mécanique où la moindre altération est rayé de la carte (le fameux chat).
Grosso merdo hein