Alors déjà c'est chiant. C'est pendant longtemps ennuyeux, presque emmerdant.
Mais alors la fin... Déjà il y a un gros soucis de crédibilité à mon goût. Où est sérieux l'utilité de faire des scènes comme le rouge à lèvres ou le fer à repasser ? Qu'elle soit folle on l'a compris, mais faire passer Deneuve pour une débile mentale je vois absolument pas l'intérêt. Plus évidemment ce qu'il fallait pas faire je trouve, c'est le retour de la soeur et de son mec ; j'ai cru qu'on allait éviter cette fin-là, mais non, y a pas plus facile. Et évidemment voir tous les voisins dans l'appartement c'est crédible, génial c'est la fiesta tout le monde s'incruste comme ça... A la base l'idée même de trouver une cause (relative) à cette folie (par le dégoût des hommes) m'a pas enchanté, mais après Polanski réussit à décrédibiliser tout ça et faire en gros 15 dernières minutes inappropriées et inintéressantes au possible.
Reste Deneuve, sublime. Mais Polanski n'est pas Hitchcock, très loin de là, et ce genre de film me rassure : il y a bien une (grosse) différence de standing entre eux.
Si je n'ai pas vraiment été pris dans l'ambiance du film, il m'a tout de même beaucoup plu car j'ai vu là un objet étrange, un peu hors du temps. C'est très étonnant de voir un film comme ça sorti 1965, je le trouve assez unique d'un point de vue esthétique. Visuellement c'est somptueux, et la mise en scène est super inventive, ça fourmille d'idées et d'expérimentations en tout genre ! Après je comprend tout à fait l'avis de reso dans le sens où il le film a un côté vain, ça ne raconte pas grand chose, mais personnellement je l'ai vue comme une oeuvre quasi-expérimentale en fait, dont le seul intérêt provient de la mise en scène et de la réflexion sur la mise en scène. Comment suggérer la folie au cinéma ? Comment instaurer une ambiance angoissante ? C'est le sujet du film selon moi, et Polanski y répond avec une grande inventivité. D'ailleurs c'est surprenant de le voir faire quelque chose d'aussi osé formellement alors qu'aujourd'hui ses films sont d'une grande sobriété (Le Pianiste, The Ghost Writer, Carnage...). Enfin je connais assez peu ce cinéaste donc je ne saurais pas expliquer ce qui a conduit à ce changement de style. En tout cas Répulsion m'a plu, et c'est même le Polanski que je préfère après Le Pianiste pour le moment !
Ce que ça raconte ? Oula difficile d'avoir une lecture unique du film. Descente aux enfers, introspection psychanalytique, traité sur la libération sexuelle... Je pense pas que le film se limite à quoi que ce soit et c'est justement parce qu'il est si dense à ce niveau que je trouvais déplacé de dire qu'il est vain ))
Alors déjà c'est chiant. C'est pendant longtemps ennuyeux, presque emmerdant.
Mais alors la fin... Déjà il y a un gros soucis de crédibilité à mon goût. Où est sérieux l'utilité de faire des scènes comme le rouge à lèvres ou le fer à repasser ? Qu'elle soit folle on l'a compris, mais faire passer Deneuve pour une débile mentale je vois absolument pas l'intérêt. Plus évidemment ce qu'il fallait pas faire je trouve, c'est le retour de la soeur et de son mec ; j'ai cru qu'on allait éviter cette fin-là, mais non, y a pas plus facile. Et évidemment voir tous les voisins dans l'appartement c'est crédible, génial c'est la fiesta tout le monde s'incruste comme ça... A la base l'idée même de trouver une cause (relative) à cette folie (par le dégoût des hommes) m'a pas enchanté, mais après Polanski réussit à décrédibiliser tout ça et faire en gros 15 dernières minutes inappropriées et inintéressantes au possible.
Reste Deneuve, sublime. Mais Polanski n'est pas Hitchcock, très loin de là, et ce genre de film me rassure : il y a bien une (grosse) différence de standing entre eux.