







Je suis en train de réviser mon jugement sur le film, en bien 
On est pas dans un Chanbara classique (je ne connaissais pas le réalisateur et j'ai pas lu les commentaires, celui de ein aurait pu me mettre sur la piste lol)
C'est noir, très minimaliste (les rues mortes avec ces lanternes...) et je me rends compte que c'est maîtrisé de bout en bout. Par contre, les grosses phases de dialogues explicatifs, hérités du théâtre je pense, je suis moins fan.
Finalement, tout ce que je prenais pour des artifices de mise en scènes superflus ou poseur, les ralentis, la répétition de certaines actions, les panoramiques au lieu du champ-contrechamp ou les scènes fantasmés par le héros sont majoritairement utiles.
Le jeu théâtrale m'avait un peu dérangé aussi au premier visionnage mais en le laissant mûrir dans mon esprit et en y repensant très souvent (car c'est un film qui hante) je me suis rendu compte que c'est ce qui faisait sa force.
Ça procure un sentiment d'étrangeté, un décalage, une impression que le film est en dehors du réel comme suspendu dans les ténèbres et l'obscurité constante renforce énormément ça, c'est de cette façon que j'aime percevoir le film.
Le seul élément qui me pose toujours problème est le serviteur que je trouve excessivement bavard
Pour l'aspect théâtrale, le titre peut-être vu de deux manières selon moi :
-Dans la mythologie japonaise (il y a plusieurs interprétations mais je lui préfère celle-ci pour la correspondance avec le film) des fantômes de guerriers tombés au combat, avec son esprit vengeur/rageur qui subsiste.
-Dans la théâtre Nô (alors je sais que c'est tiré d'une pièce de Kabuki) c'est une catégorie de pièce avec pour personnages des esprits de guerriers tombés dans le royaume des morts après leur décès
Dans le théâtre Nô les acteurs incarnent différents rôles à l'aide de masque divers (une centaine) et ils doivent se repérer uniquement à l'aide de leur habitudes et marques sur la scène : les trous pour les yeux étant minuscules ils ne voient pratiquement rien du tout.
Ce n'est pas pour rien si la séquence la plus théâtrale est celle où toute la bande se réunit pour piéger Kazuemon, ils jouent tous un rôle à ce moment précis, le masque est symbolique.
D'ailleurs, bon là je vais beaucoup plus loin mais dans le Nô, pour souffler un petit peu il y a des petits entractes (en tout cas c'est ce qui se faisait à l'époque, je sais pas si c'est encore le cas -je l'ai lu dans le manga Ikkyu :p - ) que l'on nomme Kyogen et qui ont une tonalité beaucoup plus humoristique : le cas aussi dans le film coupé plusieurs fois de cartons au titre assez sympathique :p
Ça fait longtemps que je l'ai maté celui-là, mais ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait des détails indiquant que notre Samouraï soit bel et bien
mort avant d'avoir pu participer à sa célèbre Vendetta
Il faudra que je le revoie à l'occasion.
Voila 
C'est frustrant, j'ai bien aimé le film et ses partis pris (cet étirement de la scène de machination est juste génial) jusqu'à la scène de l'arrestation.
Puis j'ai complètement décroché après, le déroulement des évènements et le rebondissement final m'ont laissé complètement indifférent.
C'est lourd, parce qu'après aussi il y a des moments tragiques très particuliers, mais je trouve ça clairement moins réussi que dans la plus grosse partie du film.
A prendre avec recul, mais pour l'instant, c'est comme si trop de nihilisme tue le nihilisme.
Toute la partie que j'aime pas, j'aurai préféré qu'une partie des enjeux se passent avant la scène d'arrestation et que le reste se conclue en 30 minutes, et que ça se conclue sur des séquences silencieuses comme le tout début. J'ai du mal digérer l'avalanche d'explication. ( Je n'ai absolument pas cru aux lamentations du samourai quand il se rend compte de ce qu'il a fait, alors que tout le reste est impeccable) )
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