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Tokyo Fist

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Commentaires
24/09/2011 09:54:43
il est fou ce film j'aime beaucoup sa mise en scène très nerveuse un film coup de poing
24/09/2011 09:58:50
Regarde Tetsuo si tu as aimé celui là :ok:
24/09/2011 11:13:36
Ah oui carrément, et mate également Bullet Ballet!!
18/04/2013 19:00:48
@Gantz_Graf Tu comptes te le faire prochainement?
22/04/2013 00:30:39
@Zering Oui bien sur mais je vais d'abord poursuivre sa filmo avec Denchu Kozo no boken et Hiruko. Je préfère toujours découvrir l'oeuvre d'un cinéaste part ordre chronologique surtout quand celle-ci est bien particulière comme celle de Tsukamoto :ok:
03/08/2013 01:50:54
En Blu-Ray en Angleterre le 25 Novembre.
10/10/2013 19:09:41
Bon bah voilà, je viens de trouver la quintessence de son cinéma, de son style, de ses thèmes, c'est un film qui permet vraiment de mieux comprendre son ?uvre et ce qu'il a à dire, surtout pour ceux comme moi qui n'ont pas compris grand chose aux Testuo, je comprends maintenant ce que tu entendais par humanisation par la douleur et le chaos, ça me saute aux yeux et ça me prend aux tripes.

Le plus grand film de boxe que j'ai jamais vu, d'un point de vue visuel (j'ai jamais vu de ma vie des combats aussi furieux et bestiales, c'est ultra mais ultra jouissif quoi) et narratif, avec un scénario très clair et des personnages magnifiquement écrits, et puis je viens d'apprendre que Tsukamoto était féministe grâce à ce film, si ça c'est pas une bonne nouvelle.

Ambiance sonore divine au passage, une énorme claque à tous les niveaux, j'ai trouvé qu'il y avait quelques baisses de rythmes, rien de méchant, bordel quel pied ce film.
30/09/2015 15:32:24
Le Fight Club du riche, c'est pas la même histoire mais ça parle de la même chose, le réveil du corps par la violence, sortir de sa léthargie de vie monotone par la folie et la douleur. Sauf qu'ici c'est beaucoup plus viscéral et percutant, j'avouerai que je pourrai pas voir plusieurs films de Tsukamoto à la suite, c'est trop puissant.
Et puis ces combats de boxe, ils sont terribles, tu sens toute la rage du réalisateur derrière ça :bave:
29/07/2021 01:37:10
Avis

Mais il est trop bon celui-là! :bave:
Je l'ai viré de mon top 50 quand j'ai fait mon ménage annuel mais il va y revenir!
Déjà je voulais poser une question sur la fiche de Tetsuo mais autant le faire ici, on sait si Tsui Hark a vu le film avant de réaliser The Blade? Même si je doute qu'il se soit un jour abaissé à dire qu'un metteur en scène l'a inspiré ? :hap:

Sinon c'est son film le plus jouissif à visionner en tout cas, il y a la même hargne, la même brutalité que sur Tetsuo mais je l'a trouve d'avantage contrôlée ici, c'est quand même moins elliptique que son premier long métrage (ou presque). La caméra bien que très furieuse et plus vénère que jamais est très précise et ne semble jamais bouger dans tous les sens pour créer un effet de chaos factice.
Disons que c'est à l'image des coups portés par les boxeurs, c'est viscéral, dynamique, agressif mais à flux de conscience aussi, ce sont des pro qui savent où taper.
Il y a un seul de ses films où l'introduction ne te met pas directement dans le bain? Entre Tetsuo et Tokyo Fist ce sont mes séquences préférées à chaque fois, ces moments où la musique et l'image déferlent sur toi en même temps, à l'unisson, de l'orgie de mâle alpha débordant de sueur et de testostérone, miam.

Et pourtant la femme est au premier plan ici ! Faudra que je remate Bullet Ballet parce qu'elle a un rôle primordiale aussi. J'ai beaucoup apprécié comment s'installe le trio et comment la relation entre Tsukamoto et son frère fluctue selon les désirs de la jeune femme, c'est limite elle qui prend le contrôle du film, permet aux personnages de retrouver goût à la vie. Ce triangle amoureux est bien écrit et logique quand on connaît un petit peu mieux les obsessions de Mr.Tsukamoto.

Visuellement c'est très très maitrisé, plus stable à priori mais encore plus fou que Tetsuo puisque ici il varie les effets de lumières, de couleurs modifiant complètement l'aspect d'une scène pour te faire ressentir la folie qui l'habite. Je pense que cette scène où le personnage de Tsukamoto se prend son premier crochet dans la tronche a du marquer tout le monde, plus que la colorimétrie c'est le montage et cette dilatation du temps (Hmm The Blade) qui est hypnotique, jamais une chute n'aura duré aussi longtemps. J'ai un petit peu honte quand même parce que ça m'a renvoyé à cette scène culte d'un film nanardesque (dont je n'ai jamais su le nom) d'un type qui se fait tirer plusieurs fois dessus et qui hurle au ralenti pendant plusieurs minutes tout en s'écroulant sur diverses surfaces dans un effet domino :hap: ).
Et puis je n'ai jamais vu des combats de boxe filmés de la sorte, chapeau au caméraman quand même parce que ça tremble dans tous les sens mais ça ne donne jamais mal à la tronche, pas au spectateur en tout cas.
Comme d'habitude son traitement de la mort, de la violence, de la ville aseptisée, du culte du corps et de la douleur et par extension celui de la vie est percutant et plusieurs scènes de Tetsuo trouvent signification ici.
La découverte du chat et cet enchainement de gros plans progressifs sur l'animal suivi du regard, entre dégout et fascination (d'une expérience nouvelle) du salary-man vierge de toute impureté est un motif qui se répètera plusieurs fois dans le film.
Les plans sur ce Tokyo oppressant fait d'innombrables vitres bleues stériles où même la brume de chaleur écrase le personnage de tout son poids en émettant un son qui fait trembler le cadre sont saisissants et s'imprègnent durablement dans la rétine et les oreilles, ce film est vraiment un régal oui.

Vivement le visionnage de Bullet Ballet!
05/09/2021 15:09:17
Avis

Bon c’est difficile de nier la puissances des partis pris visuels du film. Tsukamoto opte pour un style viscéral à la limite de l’expérimental, c’est foisonnant d’idées et toujours concentré sur l’effet au détriment d’une quelconque vraisemblance. J’adore également cette photo aux teintes saturées, ce montage cut et précis qui concentre souvent énormément d’informations en quelques secondes. Bref c’est du vrai film sensoriel et expressionniste, qui ne ressemble à rien d’autre que j’ai pu voir.

J’ai hélas été un peu perdu en cours de route, je ne sais pas si c’est moi qui n’ai pas été particulièrement réceptif à ce que racontait le film mais j’ai trouvé la narration assez redondante et hermétique. Je n’ai pas tout compris, notamment le rôle du personnage féminin : l’actrice est magnétique mais j’étais un peu perdu quant à son rôle dans tout ce bordel. Peut-être à revoir d’ici quelques années, je suis déçu parce que je voulais vraiment adorer :-(